Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
biologie

biologie

techniques de laboratoires pour laboratoire de brousse

Colorations usuelles en bactériologie

Le diagnostic bactériologique d'une infection repose sur la mise en vidence et l'identification du ou des germes responsables.

Plusieurs étapes sont nécessaires pour aboutir à ce diagnostic :

  • L'examen direct à l'état frais et après coloration. Cet examen représente une étape fondamentale puisqu'elle conditionne la suite de l'examen bactériologique.
  • La mise en culture, le choix des milieux étant orienté par le résultat de l'examen direct.
  • L'isolement et identification des colonies (coloration, étude des caractères biochimiques ... ).

L'identification des germes permet alors de choisir les antibiotiques à étudier.

L'étude de la sensibilité aux antibiotiques permet en effet d'adapter au mieux le traitement.

Les techniques de coloration sont utilis_es pour l'examen direct des produits pathologiques puis pour l'identification des colonies obtenues après mise en culture de ces produits pathologiques.

La réalisation de frottis de bonne qualité est une condition préalable à toute coloration.

1. R_alisation des frottis

Ils doivent êre réalisés le plus rapidement possible après le prélèvement.

Les frottis doivent être étalés en couche mince et régulière, puis sèchés et fixés.

1. Etalement

Les lames doivent être parfaitement propres et dégraissées.

_talement _ partir de produits pathologiques

On utilise, selon les cas :

- un écouvillon (figure n_ 1) ;

- une pipette ;

- ou une anse de platine (fil de métal fixé à un porte-fil et ayant la forme d'une boucle d'environ 2 millimètres de diamètre). Dans ce cas, le fil doit être chauffé au rouge sur une flamme (figure n_ 2), puis parfaitement refroidi avant le pr_l_vement.

L'étalement doit être aussi mince que possible : la dilution des produits épais peut parfois s'avérer nécessaire.

- Lorsqu'il s'agit d'un liquide (urines, ascite, liquide pleural ... ), on effectue les frottis à partir de culots de centrifugation.

étalement à partir de milieux de culture

On étale les gouttes de suspension bact_rienne en un film mince et r_gulier :

- soit par un mouvement régulier et circulaire à l'aide d'une anse de platine, en décrivant des spirales partant du centre vers l'extérieur, pour obtenir un étalement de 2 à 3 cm de diamètre (figure n_ 3) ;

- soit en tirant de façon uniforme l'effilure d'une pipette Pasteur (figure n_ 4).

2. Séchage

Le séchage de la lame doit se faire autant que possible à la température du laboratoire.

- Il peut éventuellement s'effectuer en posant la lame sur une platine chauffante règlée à 37°, ou en la maintenant dans l'air chaud au-dessus de la veilleuse d'un bec Bunsen (figure n_ 5).

- Il faut éviter un séchage trop brutal, à une température trop élevée (altération de certains constituants, en particulier la paroi bact_rienne).

3. Fixation de la pr_paration

La fixation doit s'effectuer sur une préparation sèche.

Plusieurs méthodes peuvent être utilisées :

Fixation par l'alcool flambé

C'est la technique la plus utilisie mais elle doit être réservée aux cultures bactériennes. Il est prudent de mettre au préalable de l'eau au fond de la cuve de coloration.

Recouvrir la lame d'alcool à 95°, laisser quelques secondes de contact, _goutter, puis enflammer l'alcool restant. Laisser refroidir.

Fixation par la chaleur

Cette technique est également réservée aux cultures bactériennes.

La lame séchée, frottis sur le dessus, tenue par une pince, est passée dans une flamme. Le geste doit être lent et la lame doit écraser 3 ou 4 fois la flamme (figure n_ 6).

Fixation à l'alcool

Ce procédé de fixation peut être employé quel que soit le produit traité.

On peut utiliser :

- l'alcool méthylique absolu (recommandé pour les produits pathologiques),

- l'alcool éthylique absolu ou à 95°,

- ou l'alcool-éther (mélange à parties égales).

Les préparations chargées en graisses pourront être lavées au xylol avant d'être colorées. Ce traitement doit être précédé et suivi de rinçages à l'alcool.

Quelle que soit la technique de fixation employée, la lame doit être rincée à l'eau distillée, égouttée et séchée avant d'être colorée.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article